Dans un pays où seuls 10 % de la population maîtrisent à l’oral la langue officielle, à savoir le français, et seulement 1 % à l’écrit, l’édition de journaux dans les langues nationales trouve toute sa pertinence.
Pourtant, les éditeurs de journaux en langues nationales ne rencontrent pas les appuis et les partenariats dont ils ont besoin.
Les langues nationales sont en effet négligées par les institutions, aussi bien au niveau administratif, que social ou culturel, alors qu’elles concernent 90 % de la population.
Promouvoir les journaux en langues nationales par : Le renforcement quantitatif et qualitatif des journaux existants, la conquête d’un lectorat toujours plus large et la promotion des langues nationales
Défendre les intérêts matériels et moraux de ses membres par :Une protection juridique et la valorisation des journalistes écrivant en langues nationales.
Appuyer la post-alphabétisation par : La vulgarisation des codes orthographiques des règles de transcription des langues nationales, la stimulation de l’expression écrite et la formation continue du lectorat.
Créer, entretenir et développer des rapports de confraternité avec les autres organes de presse.
Les thèmes de formation identifiés par les membres de l’association sont : les techniques de collecte et de traitement de l’information, le secrétariat de rédaction, la photographie de presse. Plusieurs ateliers ont été réalisés sur les stratégies de promotion et de distribution des journaux en langues nationales au Burkina. Chaque année, il est programmé une dizaine de formations. La coordination appuie les responsables de journaux sur le terrain pour la formation de comités de rédaction au niveau local. Ces comités sont constitués de producteurs alphabétisés dans leur langue.
L’un des problèmes identifiés par les responsables de journaux a été celui de la production : saisie des textes, mise en page du journal, impression du journal. L’association a été dotée d’unité informatique avec la possibilité de saisir et de mettre en page les journaux en langues nationales. La coordination a été chargée de produire les journaux et de faciliter leur fabrication auprès des imprimeurs. Puis en 2005, grâce à la subvention de l’Etat, les journaux membres ont reçu une dotation en matériel, notamment en matériel informatique (ordinateurs et logiciels de saisie en langues et de montage) et en matériel de reportage (enregistreurs, appareils photos), permettant ainsi aux membres une plus grande autonomie dans le processus de production des journaux.
Le programme est financé par l’OSEO et le Programme Alpha/formation de la DDC. Pour une bonne exécution des activités, le programme a inscrit des activités de suivi, d’appui et d’évaluation. Les journaux membres de l’association reçoivent chaque année des visites au cours desquelles on identifie avec les responsables les difficultés, les points positifs, les obstacles et les potentialités. Chaque journal, sur la base de ses problèmes, programme des activités pour trouver des solutions avec l’appui de personnes ressources. Chaque année le programme est auto-évalué par les membres de l’association, la coordination et les partenaires financiers qui commanditent tous les deux ans une évaluation externe. Cette année, le suivi annuel auprès des membres a fait l’objet d’un atelier de restitution à l’intention des responsables de journaux, des partenaires financiers, d’un représentant du Ministère de l’Information et d’un représentant du FONAENF.
Promouvoir les journaux en langues nationales par : Le renforcement quantitatif et qualitatif des journaux existants, la conquête d’un lectorat toujours plus large et la promotion des langues nationales
Le programme s’exécute dans un cadre institutionnel. Une assemblée générale des membres de l’AEPJLN se tient tous les ans. Elle détermine les grandes orientations du programme. Un bureau exécutif suit la mise en œuvre et l’exécution du programme. La coordination est chargée d’exécuter et de rendre compte au bureau exécutif. L’AEPJLN et les partenaires financiers ont défini des modalités de coopération. La coordination élabore des rapports techniques et financiers d’exécution trimestriellement et annuellement, ainsi que des rapports de mission que le bureau exécutif amende et transmet aux partenaires financiers. Un protocole de financement a été signé avec les deux organisations.